La mère du policier kenyan tué à Savien exige au gouvernement kényan de lui ramener son fils « vivant et en bonne santé »
La mère du policier kenyan tué à Savien exige au gouvernement kényan de lui ramener son fils « vivant et en bonne santé »

acinta Kabiru la mère de Benedict Kabiru, un policier kenyan tué mardi 25 mars dernier à Savien au bas de l’Artibonite par des gangs dans des affrontements a exigé au gouvernement kényan de lui ramener son fils « vivant et en bonne santé » ce jeudi 27 mars 2025 lors d’une interview à la télévision de NTV .
Selon la mère de Kabiru, interrogée par NTV, les autorités policières l'ont informée de la disparition de son fils, ce qui semble contredire d'autres informations faisant état de la mort de Kabiru.
« J'implore le gouvernement de régler cette affaire au plus vite. Depuis hier à 6 h 30, le rapport que je recevais du commandant de la police administrative en kikuyu indiquait que mon fils avait disparu. Cela fait maintenant plus de 24 heures et je n'ai toujours aucune nouvelle. Internet dit que mon fils est mort », a déclaré la mère de Kabiru.
« J'exige du gouvernement que je veuille que mon fils soit tel que je l'ai laissé : vivant et en bonne santé. C'est mon aîné. Je suis mère célibataire et mon fils est le seul espoir pour ma famille », a-t-elle ajouté.
Par ailleurs, la mère de Kabiru a mis en garde les Kenyans contre la diffusion d'informations sur la mort présumée de son fils, ajoutant que cela causait du tort et de la souffrance à la famille.
« À ceux qui affirment que Kabiru est mort, arrêtez. Kabiru est vivant. Kabiru vivra. Ceux qui utilisent Internet pour diffuser ces informations doivent cesser », a-t-elle déclaré.
La mère de Kabiru a révélé que depuis le départ de son fils en Haïti en juillet 2024, elle était en communication constante avec lui. Elle a ajouté qu'ils s'étaient récemment parlé et que Kabiru l'avait informée de son transfert dans le centre d'Haïti, un haut lieu des gangs.
Mardi 25 mars dernier, trois véhicules blindés de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité (MMSS) ont été pris dans une embuscade par des bandits du gang « gran grif » à Savien au bas de l’Artibonite. Ces trois blindés ont été incendiés par les malfrats et un policier kényan a été tué dans des affrontements entre les gangs et les forces de l’ordre . Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux , on pouvait remarquer le corps sans vie du policier kényan en uniforme en train d’être humilié par les gangs.
Le Conseil Présidentiel de Transition avait condamné à travers un communiqué l’assassinat de ce policier . Il a salué la bravoure de ce vaillant policier qui s’était engagé dans la lutte pour le rétablissement de la sécurité et la paix dans le pays.
Lors de son retour ce jeudi dans le pays après une mission officielle en Jamaïque, le président du CPT Fritz Alphonse Jean s’est rendu à la base de la MMSS pour exprimer sa solidarité aux policiers kényans, endeuillés par l’assassinat de leurs frères d’armes et leur ont présenté ses sympathies.
Rappelons que ce policier est le deuxième policier kényan de la MMSS à avoir été abattu par les gangs à Savien . Le 23 février dernier, le policier Samuel Tompoi Kaetuai a été tué à Savien lors des interventions. Son corps a été rapatrié vers son pays natal là où ses funérailles ont eu lieu .
Le 18 mars un policier avait été blessé à Bélot, Kenscoff, lors des échanges de tirs entre les forces de l’ordre et des bandits armés, avait confirmé le porte-parole de la mission, Jack Ombaka à la rédaction. « Le policier kényan a été blessé mais pas gravement. Plus d’informations à suivre », a répondu le porte-parole.
Depuis l’année dernière des policiers kényans sont déployés en Haïti dans le cadre d’une mission visant à aider la Police Nationale d’Haïti à rétablir la sécurité et la paix dans le pays. Ces derniers ont été remarqués dans plusieurs interventions contre les gangs .
D’autres soldats de différents pays ont rejoint la MMSS dirigée par le Kenyan en Haïti. Au début de cette année au moins deux contingents de policier Kenyan, militaire Salvadorien et des guatémaltèques ont à nouveau déployé dans le pays pour renforcer les rangs de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité.
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