Le CPT en échec tente de proposer un nouveau Conseil présidentiel de trois membres
Le CPT en échec tente de proposer un nouveau Conseil présidentiel de trois membres
Face à l’impasse politique persistante et à l’aggravation de la crise sécuritaire, le Conseil présidentiel de transition (CPT), largement critiqué pour son manque de résultats, envisage la mise en place d’un nouveau Conseil présidentiel restreint à trois membres. Cette initiative intervient alors que le CPT peine à remplir sa mission de stabilisation du pays et de préparation du retour à l’ordre constitutionnel.
Installé dans un contexte d’urgence nationale, le CPT devait incarner une transition consensuelle et efficace. Pourtant, plusieurs mois après sa mise en place, les attentes restent insatisfaites. L’insécurité continue de s’étendre, les institutions demeurent fragiles et la population exprime une défiance croissante à l’égard de l’organe de transition.
Selon des sources proches des discussions, la proposition d’un Conseil présidentiel à trois membres viserait à rendre la gouvernance plus agile et à réduire les blocages internes qui paralysent actuellement le fonctionnement du CPT. Les promoteurs de cette formule estiment qu’un exécutif resserré permettrait une prise de décision plus rapide dans un contexte d’urgence.
Cependant, cette initiative suscite déjà de fortes réserves. Plusieurs acteurs politiques et membres de la société civile y voient une manœuvre destinée à prolonger la transition sans véritable remise en question des échecs constatés. Pour eux, le problème ne réside pas uniquement dans la taille du Conseil, mais dans l’absence de vision claire, de légitimité populaire et de résultats concrets.
Sur le plan juridique, la proposition soulève également des interrogations. Modifier la structure du Conseil présidentiel en cours de transition pourrait nécessiter un large consensus politique, voire une nouvelle entente nationale, dans un contexte où la confiance entre les acteurs reste extrêmement fragile.
Alors que le pays traverse l’une des périodes les plus critiques de son histoire récente, cette tentative de reconfiguration du pouvoir exécutif apparaît comme un pari risqué. Sans garanties solides ni calendrier clair, la création d’un nouveau Conseil présidentiel de trois membres pourrait accentuer les divisions plutôt que d’offrir une véritable sortie de crise.
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