Le président de la FIFA, Gianni Infantino, plaide pour la levée des sanctions sportives infligées à la Russie
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, plaide pour la levée des sanctions sportives infligées à la Russie
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a relancé le débat sur la réintégration de la Russie dans les compétitions sportives internationales, appelant à une levée progressive des sanctions qui frappent le football russe depuis le début du conflit en Ukraine.
S’exprimant lors d’une rencontre avec des responsables sportifs internationaux, Gianni Infantino a souligné le rôle du sport comme outil de rassemblement et de dialogue, estimant que le football « doit rester un pont entre les peuples, même en période de tensions politiques ». Sans minimiser la gravité de la situation géopolitique, le dirigeant de la FIFA a plaidé pour une approche plus nuancée, axée sur la paix et la réconciliation.
Depuis 2022, la Russie est exclue des compétitions organisées par la FIFA et l’UEFA, empêchant ses sélections nationales et ses clubs de participer aux tournois internationaux. Ces sanctions, adoptées en coordination avec la communauté sportive mondiale, visaient à répondre à l’offensive militaire russe en Ukraine. Toutefois, plusieurs voix, dont celle de Gianni Infantino, estiment désormais que l’isolement sportif prolongé pourrait s’avérer contre-productif.
Le président de la FIFA a rappelé que les athlètes ne devraient pas être tenus pour responsables des décisions politiques de leurs gouvernements. « Le football appartient aux joueurs, aux supporters et aux enfants qui rêvent de jouer », a-t-il déclaré, insistant sur l’impact humain et social de l’exclusion.
Cette prise de position suscite toutefois de vives réactions. De nombreux pays européens et organisations sportives restent fermement opposés à toute levée des sanctions tant que le conflit se poursuit. Pour eux, maintenir l’exclusion de la Russie constitue un signal politique fort et une forme de pression internationale.
À ce stade, aucune décision officielle n’a été annoncée par la FIFA. La question devrait néanmoins être au cœur des prochaines discussions entre les instances sportives internationales, illustrant une fois de plus la difficulté de séparer sport et politique dans un contexte de crise mondiale.
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