Détention préventive prolongée : l’État haïtien tente de corriger une injustice structurelle
Détention préventive prolongée : l’État haïtien tente de corriger une injustice structurelle
La détention préventive prolongée, souvent dénoncée comme une violation systémique des droits humains en Haïti, est au cœur d’une nouvelle initiative gouvernementale. Le lundi 19 janvier 2026, le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé a lancé une Caravane nationale visant à réduire la surpopulation carcérale et à restaurer la dignité des détenus privés de jugement.
La phase pilote, tenue au Tribunal de première instance de Port-au-Prince, a permis l’audition de vingt détenus incarcérés depuis plusieurs années pour des délits mineurs, sans qu’aucune décision judiciaire définitive n’ait été rendue.
Selon les autorités, près de huit détenus sur dix se trouvent actuellement en détention préventive, une situation qui bafoue les principes fondamentaux du droit à un procès équitable. Pour le Premier ministre, cette pratique constitue une atteinte grave à la dignité humaine et révèle les failles profondes du système judiciaire haïtien.
Soutenu par le PNUD et coordonné par le ministère de la Justice et de la Sécurité publique, ce programme entend mobiliser les institutions de protection des droits humains afin de garantir une justice plus équitable et plus respectueuse des libertés individuelles.
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