Jean-Charles Moïse convoqué au parquet après ses appels au « déchouquage », Claude Joseph prend ses distances avec toute forme de violence politique
Jean-Charles Moïse convoqué au parquet après ses appels au « déchouquage », Claude Joseph prend ses distances avec toute forme de violence politique
Le parquet de Port-au-Prince a convoqué l’ancien sénateur Jean-Charles Moïse pour le jeudi 16 juillet 2026 à 10 heures AM. Cette décision intervient après ses déclarations au Cap-Haïtien, où le leader de Pitit Dessalines a évoqué de futures actions de « déchouquage » et d’incendie visant le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dans le même temps, l’ancien Premier ministre Claude Joseph a pris ses distances avec tout discours appelant à la violence politique.
Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval, a invité Jean-Charles Moïse à se présenter à son parquet le 16 juillet à 10 heures. Cette convocation fait suite aux propos tenus par l’ancien sénateur lors d’un rassemblement politique organisé le 12 juillet au Cap-Haïtien. Selon le chef du parquet, ces déclarations sont susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la paix sociale.
Au cours de cette mobilisation, le secrétaire général de Pitit Dessalines a annoncé son intention de lancer, après la Coupe du monde 2026, des mouvements de rue comprenant des opérations de « déchouquage » et d’incendie afin d’obtenir le départ du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il a également demandé à la communauté internationale, notamment aux Nations unies, à l’OEA, au Core Group, ainsi qu’aux États-Unis et au Canada, de favoriser un changement à la tête du gouvernement.
Jean-Charles Moïse a par ailleurs accusé le gouvernement d’avoir signé des contrats liés à l’exploitation des ressources minières du pays. Aucune preuve n’a toutefois été rendue publique pour appuyer ces affirmations. De son côté, le parquet entend déterminer si les propos de l’ancien parlementaire constituent une incitation à la violence ou une menace contre l’ordre public.
Les déclarations du leader de Pitit Dessalines ont également fait réagir l’ancien Premier ministre Claude Joseph. Dans un message publié sur son compte X, il a condamné toute forme de violence en politique et rappelé que les discours haineux avaient contribué, selon lui, à créer le climat ayant précédé l’assassinat du président Jovenel Moïse. Tout en réaffirmant son opposition au gouvernement, Claude Joseph a plaidé pour un débat politique fondé sur les idées plutôt que sur la violence.
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