Des organisations politiques réclament un report du calendrier d’inscription des groupements et regroupements fixé par le CEP

Des organisations politiques réclament un report du calendrier d’inscription des groupements et regroupements fixé par le CEP

Jul 14, 2026 - 14:21
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Des organisations politiques réclament un report du calendrier d’inscription des groupements et regroupements fixé par le CEP

Dans une note de position politique adressée aux conseillers électoraux le lundi 13 juillet 2026, plusieurs organisations politiques demandent le report des périodes d’inscription des groupements et regroupements politiques et appellent à la clarification du cadre juridique ainsi qu’à l’amélioration des conditions sécuritaires avant toute avancée du processus électoral.

Cette prise de position intervient après la publication par le CEP des périodes d’inscription des groupements politiques, fixées du 13 au 17 juillet, puis des regroupements politiques, prévues du 22 au 27 juillet. Pour les organisations signataires, ces échéances ne tiennent ni compte des réalités politiques ni des nombreuses incertitudes qui entourent encore le processus électoral.

Selon les responsables politiques, la première préoccupation concerne le cadre juridique. Ils estiment que le document diffusé par le CEP ne présente pas toutes les garanties administratives habituellement requises pour un acte officiel et dénoncent surtout l’existence de plusieurs versions des textes appelés à régir les prochaines élections.

« Cette coexistence de textes crée une situation d’incertitude juridique préjudiciable à l’ensemble des acteurs concernés », affirment les signataires, qui estiment qu’il est « indispensable que le cadre juridique soit clarifié, harmonisé et définitivement arrêté avant toute mise en œuvre des étapes techniques du processus ».

Les partis politiques soutiennent également que la constitution de plateformes, de groupements et de regroupements ne peut être réduite à une simple formalité administrative. Ils rappellent que la création de groupements et de regroupements suppose des consultations, des négociations, des rapprochements programmatiques et des arbitrages internes qui exigent du temps.

« L’imposition de délais extrêmement restreints risque de compromettre la participation effective de nombreuses forces politiques et de porter atteinte au principe d’inclusivité qui doit guider tout processus électoral démocratique », peut-on lire dans le document.

La situation sécuritaire constitue un autre point majeur soulevé par les signataires. Ils rappellent que, depuis le lancement des discussions sur la transition politique, le rétablissement de la sécurité a toujours été présenté comme une condition préalable à l’organisation d’élections libres, honnêtes et inclusives. Or, selon eux, les violences persistantes dans plusieurs régions du pays continuent de limiter les déplacements, d’entraver les activités politiques et de fragiliser les institutions.

« L’engagement de phases techniques du processus électoral sans visibilité suffisante sur les conditions sécuritaires risque de rendre le calendrier annoncé irréaliste et de compromettre la crédibilité même du scrutin », préviennent-ils.

Tout en reconnaissant que la sécurité relève principalement du pouvoir exécutif, les organisations politiques considèrent néanmoins que le CEP a la responsabilité de s’assurer, en coordination avec les autorités compétentes, que les conditions minimales sont réunies avant d’engager de manière irréversible le processus électoral.

Dans leur note, les signataires formulent quatre demandes précises : le report des périodes d’inscription actuellement annoncées, la publication d’une version intégrale et harmonisée du décret électoral, l’élaboration d’un calendrier électoral réaliste tenant compte de la situation du pays, ainsi que l’ouverture d’un dialogue formel avec les forces politiques afin de dégager un consensus minimal sur l’organisation des prochaines élections. 

Les organisations affirment toutefois qu’elles demeurent attachées au principe du renouvellement démocratique des institutions. Elles estiment cependant que la crédibilité du futur scrutin dépendra avant tout du respect des principes de transparence, de sécurité juridique et de concertation.

« Aucun processus électoral ne saurait être crédible, inclusif et accepté par la population s’il se déroule dans un contexte d’incertitude juridique, d’insuffisance sécuritaire et de précipitation administrative », concluent-elles, avant d’ajouter que « la réussite des prochaines élections exige de la rigueur, de la transparence, du dialogue politique et une approche méthodique ».

La note de position, datée du 13 juillet 2026, est notamment signée par des représentants de EDE, du RDNP, de KID, de Nouvelle Orientation, du SDP, de Debout Citoyen, de Groupe d’Opposition des Anciens Signataires du pacte, de ANFÒS AYITI, de KORE-N, de ENA, de ROSPO, de COREPAD/PEA, de PEN/G8PA, de Debout Patriotes, du Parti Politique Indigène, de C.E.C.I.L.E, de COPPOS-Haïti et Alliés, ainsi que de plusieurs autres organisations politiques.

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