La réponse de l’OTAN à une attaque contre un allié serait « dévastatrice », prévient Rutte
La réponse de l’OTAN à une attaque contre un allié serait « dévastatrice », prévient Rutte

(Varsovie) La chef de l’OTAN, Mark Rutte, a averti mercredi qu’« une attaque contre la Pologne ou tout autre allié » serait « dévastatrice », lors d’une visite à Varsovie aux côtés du premier ministre polonais Donald Tusk.
« Si quelqu’un devait se tromper et penser qu’il peut s’en tirer avec une attaque contre la Pologne ou tout autre allié, il serait confronté à toute la force de cette alliance farouche. Notre réaction sera dévastatrice », a-t-il déclaré, en citant nommément le président russe Vladimir Poutine.
L’article 5 de l’OTAN, la pierre angulaire de l’Alliance, prévoit une assistance entre ses États membres en cas d’agression.
M. Rutte a rappelé que « la Russie est, et reste, la menace la plus significative et la plus grave pour notre Alliance » et que Moscou était en train de transformer son économie en « une économie de guerre, ce qui aura un impact énorme sur leur capacité à construire leurs forces armées ».
Le secrétaire de l’OTAN a salué dans ce contexte la croissance des investissements dans la défense en Europe et au Canada.
« Mais comme l’a dit le président Trump, et je suis d’accord avec lui, les Alliés européens et le Canada doivent faire davantage », a-t-il ajouté.
Et d’assurer qu’en « ces temps incertains » « le partenariat transatlantique reste la pierre angulaire de notre Alliance, et cela ne changera pas ».
La visite de Mark Rutte intervient alors que les États-Unis poussent à un rapide dénouement de la guerre en Ukraine, des négociations dans lesquelles les partenaires européens ont été mis de côté.
« Tenant compte du fait qu’en ce moment, il y a des discussions, des négociations où, avouons-le, notre influence reste limitée […] nous devons d’autant plus, en tant que membres de l’OTAN, nous en tant que la Pologne, être prêts à des scénarios qui ne sont pas entièrement écrits par nous », a déclaré M. Tusk.
La Pologne, qui est un soutien ferme de l’Ukraine envahie par la Russie et qui partage la frontière avec les deux belligérants, arrive loin devant ses alliés de l’OTAN en termes de budget octroyé à la défense, visant à y consacrer 4,7 % de son PIB cette année.
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